Après la France, le monde. Corwork.io s’est intéressé à la situation du coworking sur l’ensemble du globe. Notre petite étude révèle des places fortes, des zones très denses en termes d’espaces de cotravail et surtout… des marchés potientiels. Si vous rêvez d’ailleurs, lisez cet article avec attention.

  • California

    La région d’origine du coworking. La concentration de centres y est plus important que dans tout autre région du monde.

  • West Coast

    Dans la roue de la Californie, le nord de la côte ouest américaine a vu des centres de coworking s’ouvrir dès 2006, notamment à Seattle. Étonnante anomalie : la ville de Portland, pourtant réputée très « bobo », haut lieu du mouvement hispter et toujours à l’affût des tendances émergentes liées aux nouvelles technologies, ne semble pas très bien desservies en espace de coworking. Un marché à développer ?

  • East Coast

    La côte est des Etats-Unis a vite pris le pli du corworking, en particulier New-York. Si vous rêvez d’aventure, évitez la zone : immobilier hors de prix et concurrence acharnée ne vous aideront pas à faire décoller votre affaire.

  • Great Lakes

    La région des Grands Lacs abrite un réseau plutôt dense de centres de coworking. Dans certaines villes marquées par la crise économique, le coworking a plus de mal à se développer. Ce marché est pourtant doté d’un potentiel certain : Detroit, ville emblématique de l’effondrement d’une partie de l’économie américaine a vu son nombre de travailleurs indépendants augmenter massivement à cause d’un fort taux de chômage.

  • West Europe

    L’Europe de l’ouest est la zone qui rassemble aujourd’hui le plus de centres de coworking au monde. Difficile d’ailleurs d’obtenir un chiffre exact aujourd’hui, mais en 2012, on en comptait environ 1200. Pourtant à la traine cette année-là par rapport à ses voisins, un pays comme la France compte en 2015 plus de 300 centres de coworking ! Certaines grandes centres économiques européens semblent pourtant avoir du mal à encourager le phénomène, comme Milan ou Vienne, deux marchés potentiels.

  • South America

    Les plages de Rio, une végétation luxuriante, un exotisme assumé : l’Amérique du Sud a tout pour faire rêver. Malheureusement, les places sont déjà prises ! Dans la zone la plus dynamique du continent, entre le sud du Brésil et le nord de l’Argentine, les centres de coworking sont nombreux.

  • Scandinavia

    Très au fait des nouvelles tendances sur le marché du travail grâce à une législation sociale particulièrement enviée (notamment en Suède), les pays scandinaves ne semblent pas s’être laissés emporter par la vague du coworking. Il existe bien quelques espaces de cotravail dans les capitales, mais l’offre n’est pas très fournie. Un superbe marché à développer !

  • East Europe

    Les centres de coworking se font rares en Europe de l’Est. La région a pourtant acquis une réputation dans le secteur des nouvelles technologies grâce (ou à cause ?) des bataillons de hackers talentueux qui en sont issus. Les informaticiens slaves pourraient constituer une clientèle potentielle. Un marché à surveiller en particulier les trois pays baltes : rappelez-vous que Skype est né à Tallinn, en Estonie !

  • Middle East

    Vous rêvez de coworking et d’aventure ? Foncez au Moyen-Orient et ouvrez votre centre. Malheureusement, en raison des facteurs géopolitiques qui vous dépassent, deux choix s’offrent à vous : Israël ou ses voisins. Le premier choix est le plus sécurisé et le plus pertinent économiquement.

    Ses voisins (Liban, Jordanie, Egypte) constituent un vrai défi. Pour vous y installer, il faudra d’abord laisser de côté tous les clichés sur ses trois pays (non, il n’y a pas de bombe à tous les coins de rues et oui, les capitales sont festives et parfaitement sures). Préparez-vous à affronter des obstacles logistiques considérables (connexions internet, immobilier, législation locale) mais sachez que le marché existe. Le Caire a vu une petite dizaine de centres de coworking s’ouvrir en quelques années et les programmeurs libanais ont acquis une belle réputation au Moyen-Orient, notamment dans le secteur des applications mobiles.

  • Persian Gulf

    Peut-être la région la plus riche et la plus ambitieuse du monde en ce moment, mais par pour le coworking : Le nombre important de travailleurs étrangers rend le marché particulièrement juteux.

    En revanche, soyez particulièrement attentif à la législation locale sur la création d’entreprise. Les pays du Golf ont tous mis en place des systèmes assimilables à la préférence nationale, qui vous oblige entre autres à avoir un « parrain » local qui légitime votre installation sur place. En cas de litige, un étranger, même occidental, sera forcément perdant.

  • Nort East Asia

    Est-ce une question de marché du travail et de structure de l’économie ? Toujours est-il que le coworking semble avoir du mal à décoller au Japon et en Corée du Sud. Si la capitale nippone héberge un nombre conséquent d’espaces d cotravail, ce n’est pas le cas des autres grandes villes du pays. Ils sont également rares à Séoul, pourtant centre d’innovation mondial en matière de nouvelles technologies.

    C’est peut-être là que se trouvent les failles du marché asiatique pour le coworking : les politiques économiques des dernières décennies ont favorisé l’émergence d’entreprises géantes, qui constituent quasiment des états dans l’Etat et auxquels Japonais et Coréens sont très attachées. Pas vraiment l’idéal pour les travailleurs indépendants. Un marché à bien étudier avant de se lancer.

  • South East Asia

    Le coworking de l’Asie du sud-est souffre d’une situation paradoxale : ultra tendance dans les très modernes Hong Kong et Singapour, il semble avoir du mal à s’exporter dans les autres grands centres économiques du continent, à Shanghai notamment. Impossible également de trouver un centre de coworking à Pékin. Et si vous étiez le pionner qui fera décoller le cotravail en Chine ?

  • Oceania

    Terre d’immigration de nombreux cadres occidentaux, l’Australie s’est vite mis au coworking, avec de nombreux centres dans les trois principales villes du pays. Cela semble moins le cas de la Nouvelle-Zélande, une terre de mission pour le coworker. La plus grande ville du pays, Auckland, n’abrite que peu d’espaces de cotravail.

Les places fortes du coworking dans le monde en 2015

Le coworking s’est fait une place plus qu’honorable dans la grande majorité des capitales et grands centres économiques occidentaux. A Berlin et San Fransisco, les deux villes originelles du coworking, la situation est encore plus positive, puisque on y trouve les plus grands espaces de cotravail au monde. Certains sont capables d’accueillir plusieurs centaines de coworkers.

En Europe, parfois soutenu avec vigueur par les pouvoirs publics, le coworking a explosé depuis 2010. Le Vieux Continent est celui qui compte le plus de lieux dédiés au cotravail au monde. Plus ancien aux États-Unis, le coworking a toute sa place dans les grandes villes du pays. Les opportunités de nouveaux marchés (Milan, Vienne, Détroit, Portland) deviennent d’ailleurs de plus en plus rares de chaque côté de l’Atlantique… et de plus en plus chères.

Si vous vous sentez l’âme d’un pionnier prêt à tout pour vivre le frisson de l’aventure, évitez l’Amérique du Sud et l’Océanie. Très prisées des expatriés occidentaux, ces contrées très accueillantes ont largement cédé aux sirènes du coworking et disposent d’un réseau de centres de plus en plus dense.

Les marchés en développement en 2015

En ce qui concerne le corworking, pas besoin de quitter l’Europe pour trouver des marchés en attente d’aventuriers. Dans les pays scandinaves, les centres de coworking se font plutôt rares. C’est encore plus vrai en Europe de l’Est et en Russie. Contrairement à ce que ses dirigeants politiques peuvent laisser penser, le pays de Poutine ne dédaigne pas s’intéresser aux nouvelles tendances du marché du travail, surtout lorsqu’elles touchent les nouvelles technologies. Notre bon plan : les pays baltes : le marché est assez vaste et les travailleurs indépendants de ces trois nations possèdent un vrai savoir-faire en matière d’innovation.

A l’exception de Hong Kong, Singapour et Tokyo, l’Asie fait figure de continent inexploré sur la planète coworking. La faible densité de centres de coworking dans la région a ses explications culturelles et politiques. Mais vous pouvez néanmoins vous intéresser aux villes les plus occidentalisées : Séoul, Bangkok, Kuala Lumpur, Shanghai et éventuellement Pékin.

Le golfe Persique offre lui aussi son lot d’opportunités, notamment dans ces richissimes et ambitieuses pétromonarchies qui attirent les expatriés du monde entier. Un vrai point noir cependant : soyez extrêmement attentif à la législation locale sur la création d’entreprises : elle est clairement défavorable aux étrangers en cas de litige, car fondée sur le principe de la priorité nationale. A titre d’exemple, au cours des deux dernières années, plusieurs affaires opposant l’Etat quatari à des Français expatriés ont éclaté dans le petit émirat.

Reste le Moyen-Orient. Certaines villes ont un vrai potentiel pour celui qui a le goût du défi et de l’aventure. C’est le cas de Beyrouth, Le Caire ou Amman, sans parler de Tel Aviv ou Jérusalem en Israël. Quant à la multitude d’images sanguinolentes qui défilent à la télévision, oubliez-les et dites-vous bien que dans les villes citées plus haut, la sécurité est parfaitement assurée par des forces policières et militaires très présentes. Un climat sain qui permet à l’économie de tourner sans difficulté. Vous y trouverez un vrai vivier de travailleurs indépendants pour remplir les bureaux de votre espace de coworking.

Légende :

Zones bleues : forte concentration de centres de coworking
Points rouges : place forte du coworking
Zones jaunes : zone de développement potientel
Clefs à molette jaunes : ville possédant un marché en développement